Le Porc Ibérique

Élevage du cochon ibérique

L’habitat du porc Ibérique est la Dehesa, un système dérivé de la forêt méditerranéenne qui a été clarifié de bruyère pour favoriser la production de pâture et de glands.

Le porc ibérique est nourri principalement de glands de chêne et patourages dans la Dehesa.

La Dehesa est le meilleur exemple d’un système agro-animal dans lequel l’intervention de l’homme a été respectueuse avec le milieu naturel, et un des faibles modèles de véritable agriculture écologique, dans laquelle le porc ibérique est, en grande partie, responsable de sa conservation.
Dans ce beau paysage des pâturages arborés du Sud Ouest de la Péninsule Ibérique, les cochons Ibériques partagent son utilisation avec des races autochtones d’autres espèces domestiques comme la vache retinta ou la brebis mérinos, et les nombreuses espèces sauvages qui ont trouvé leur refuge dans les pâturages arborés de la Dehesa.
La Dehesa est formée par des forêts claires de chênes et chênes liège, où abondent aussi les herbes aromatiques comme le thym et le romarin. Cet habitat, dont le porc ibérique a toujours fait partie, lui fournit une alimentation riche et équilibrée qui s’avère clef dans la qualité organoleptique de sa viande.
Le pâturage est un des écosystèmes mieux conservés en Europe dans lequel coexistent des espèces d’élevage (porc ibérique, brebis mérinos, retinto bovin) avec d’autres sauvages (cerf, sanglier, lapin, lièvre, lynx, aigle impérial, vautour noir, grue, lézard).

Alimentation du cochon ibérique

L’aliment de base du porc ibérique est le gland (fruit du chênes et chênes liège), complété d’herbe des pâturages, de légumineux sauvages et des fruits des graminées. La consommation du porc varie en fonction de son poids, cependant, qu’on la considère de 6 à 10 Kg, en plus des quelque 3 Kg d’herbe quotidienne. Par conséquent, puisque l’écosystème du pâturage a une extension délimitée et qu’il n’y a pas plus de 50 chênes par hectare, la production de porc ibérique est limitée à un peu plus de un million de têtes.

Le cochon nourrit aux farines et croquettes correspond à un animal qui a été nourri dans des étables. Chez eux la distribution de la matière grasse n’a pas été favorisée par l’exercice quotidien et continu, toutefois le caractère fibreux des muscles est logiquement plus faible dans des muscles qu’ils n’ont pas été suffisamment exercés.

L’élevage extensif et l’Âge et le poids de sacrifice sont les deux particularités qui caractérisent l’élevage des cochons ibériques á la différence des systèmes de production de porcs blancs industriels

Le cochon ibérique est exploité en élevage extensif, c’est-à-dire, libre dans le pâturage, système opposé au régime habituel intensif d’élevage, dans lequel les animaux restent confinés et avec une alimentation forcée.

Dans toutes les phases du cycle de l’élevage du cochon ibériques l’alimentation est importante. La caractérisation des produits dépend, surtout de la phase finale d’engraissage. On parlera donc de :

  • COCHON IBÉRIQUE DE GLAND : Quand dans la phase d’engraissage ils seront exclusivement nourris glands et herbes complétées des racines, des tubercules, petits arthropodes, etc. Ils donnent le maximum de qualité. On appelle aussi à ce type de porc “de montagneuse”. Un porc ibérique de gland doit consommer 30% de son poids avec cette alimentation, ce qui suppose consommer au moins 450 Kg de glands.
  • COCHON IBÉRIQUE DE RECEBO : Quand les animaux dans la phase d’engraissage ont été nourris avec des glands et de l’herbe en régime de paturage, mais ils ont reçu complément d’aliments.

Le cycle productif du cochon ibérique

L’âge minimum de l’abatage du cochon ibérique destiné à production de produits séchés (curados) est de 14 mois, contrairement au porc industriel, dont l’âge de sacrifice est environ 6 mois.

Dans le cycle productif de l’élevage du cochon, il existe différentes phases : l’élevage, “recría” et l’engraissement dans lesquelles l’animal porte des noms spécifiques : “lechon” ; jusqu’a 23 Kg et 3 ou 4 mois d’âge ; “marranillo” et “primal”, jusqu’a 10-12 mois de d’âge et 69 à 115 Kg ; “guarro”, “marrano” ou “cochino Cebado” quand il complétera l’engraissement jusqu’à 130-170 Kg et à 18 mois d’âge.

FacebookTwitterGoogle+PinterestBlogger PostTumblrCompartir

Deja un comentario

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos necesarios están marcados *

Puedes usar las siguientes etiquetas y atributos HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>